Pour mieux se comprendre.

Nos émotions et nous, toute une histoire.

Nous savons aujourd’hui que durant les 7 premières années de vie de l’enfant, toutes les empreintes des blessures émotionnelles vont se cristalliser dans le corps. Par la suite elles ne feront que se renforcer tout au long de notre vie jusqu’à ce que nous soyons capables de les regarder et de les intégrer.

Dès le plus jeune âge l’enfant est connecté à son être profond et vit pleinement ses émotions en les laissant le traverser sans s’y attacher. Il peut ainsi passer des pleurs aux rires en moins d’une minute. Vers l’âge de trois ans les adultes en charge de son éducation vont chercher à éliminer ses comportements spontanés afin de les remodeler de manière à être plus appropriés, plus acceptables dans le monde des adultes. Il n’y a rien de mal en cela mais son cerveau d’enfant n’est pas encore assez développé pour comprendre. Pour lui les mots comme non et arrête, lui disent simplement qu’il n’est pas acceptable tel qu’il est. Il les traduit par le fait qu’il n’est pas convenable qu’il ressente de telles émotions. Ayant conscience qu’il a besoin des adultes pour survivre cela va créer un conflit à l’intérieur de lui et faire naître des peurs. L’enfant va alors commencer à se couper de lui-même peu à peu.

En abandonnant son identité véritable pour ne pas être rejeté par ceux dont dépend sa survie, il va commencer à créer le personnage ou l’ego. Celui-ci va se former par toutes les stratégies qu’il va mettre en place afin d’être accepté, validé par le regard des adultes. En s’interdisant de vivre pleinement ses émotions il va se couper de lui-même. Peu à peu en acceptant la vision des autres sans pouvoir la remettre en question il va leur abandonner son pouvoir. Il va alors commencer à se juger et à vivre dans la peur (du jugement de l’autre, de ne pas être capable, de ne pas être assez bien etc.). Il va quitter l’état d’être dans lequel tout est possible et ou son imaginaire est créatif pour tisser peu à peu le personnage aussi appelé l’ego. Pour le personnage tout n’est que survie, jugements et limitations. Cet enfant nous l’avons tous été et nous sommes tous ressortis plus ou moins coupés de notre être véritable en fonction de notre histoire personnelle.